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Enlèvement international denfants
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Convention de La Haye sur les aspects civils de lenlèvement international denfants
Depuis quelques années, le nombre denlèvements internationaux denfants augmente. Ce type denlèvement se produit généralement lorsque lun des deux parents sest vu refuser la garde de son enfant ou quil a peur de la perdre. Il réagit alors en amenant celui-ci dans un autre pays. Ce geste a pour but, dune part, de priver lautre parent de lexercice de son droit de garde ou de visite et, dautre part, de tenter dobtenir la garde de son enfant dans un pays étranger.
Le ministre de la Justice du Québec agit à titre dAutorité centrale responsable de lapplication de la Loi sur les aspects civils de lenlèvement international et interprovincial denfants et de la Convention de La Haye sur les aspects civils de lenlèvement international denfants. Il aide à localiser et à rapatrier des enfants illicitement déplacés ou bien retenus à létranger ou au Québec par un parent.
Objectifs
Conditions dapplication
Demande dassistance
Droit de visite
Frais
Déplacement ou non-retour interprovincial
Aspect criminel de lenlèvement international denfants
Lautorité centrale du Québec
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Objectifs
La loi et la Convention de La Haye ont comme objectifs :
- De s’assurer qu’un enfant déplacé ou bien retenu illicitement dans un État désigné ou au Québec retourne le plus tôt possible dans le milieu où il vivait antérieurement, afin que la situation qui prévalait avant le déplacement ou le non-retour illicite soit rétablie rapidement, et ce, sans chercher à régler le problème de l’attribution du droit de garde;
- De faire respecter, au Québec, les droits de visite existant dans un État désigné et, dans tout État désigné, les droits de visite existant au Québec.
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Conditions dapplication
Pour que la loi et la Convention de La Haye puissent sappliquer, il faut dabord que les trois conditions suivantes soient respectées :
- L’enfant concerné est âgé de moins de 16 ans (la loi et la Convention de La Haye cessent de s’appliquer lorsque l’enfant atteint 16 ans);
- Le lieu de la résidence habituelle de lenfant avant le déplacement ou le non-retour est :
- le Québec
ou
- un État désigné en vertu de l’article 41 de la Loi sur les aspects civils de l’enlèvement international et interprovincial d’enfants;
- Le déplacement ou le non-retour est considéré illicite par lAutorité centrale du Québec.
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Demande dassistance
Le parent victime qui désire obtenir lassistance de lAutorité centrale du Québec peut le faire en transmettant les documents suivants :
- Le formulaire Demande en vue du retour de lenfant dûment complété;
- Le formulaire Procuration complété en bonne et due forme;
- Une copie du certificat de naissance de l’enfant;
- Une copie certifiée conforme de toute décision ou de tout accord conférant la garde de l’enfant avant le déplacement ou le non-retour;
- Une déclaration solennelle relatant les circonstances du déplacement ou du non-retour de l’enfant, les démarches entreprises depuis en vue de le localiser et d’obtenir son retour en énonçant, le cas échéant, tout fait permettant de croire que la sécurité et le bien-être de celui-ci sont menacés;
- Une déclaration à leffet que lenfant ne faisait pas, immédiatement avant son déplacement ou son non-retour, lobjet de mesures prises à son égard en vertu des dispositions de la Loi de la protection de la jeunesse
; - Une photographie récente de l’enfant et du parent ravisseur;
- Une copie du mandat d’arrestation émis, si le cas se présente;
- Une liste des personnes (parents, amis, autres) ou d’organisations susceptibles de détenir des informations permettant de localiser l’enfant;
- Une copie des procédures judiciaires relatives à la garde entreprises par le parent ravisseur dans lÉtat de refuge, le cas échéant.
Les documents et formulaires doivent être rédigés en français et, éventuellement, traduits dans toute autre langue conformément aux exigences formulées par les autorités compétentes de lÉtat de refuge.
LAutorité centrale du Québec, après étude de la documentation reçue, transmettra la demande de retour à lAutorité centrale de lÉtat de refuge pour le suivi approprié.
Dans le cas dun enfant déplacé ou retenu au Québec, lAutorité centrale du Québec assistera le parent étranger afin que son avocat du Québec présente devant la Cour supérieure une requête en vue du retour de lenfant.
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Droit de visite
Un parent peut également présenter une demande visant lorganisation ou la protection dun droit de visite.
Ce parent doit compléter et transmettre à lAutorité centrale du Québec le formulaire prévu pour la demande dun droit de visite. On recommande de préciser les modalités du droit de visite et les difficultés que le parent éprouve à lexercer ou de préciser les modalités dexercice des droits de visite et dhébergement proposés.
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Frais
LAutorité centrale du Québec nexige aucuns frais pour aider un parent qui lui transmet une demande dassistance. Par contre, lapplication de la Convention de La Haye, lorsquelle devient judiciaire, peut entraîner des dépenses pour les services dun avocat si lÉtat requis nen offre pas gratuitement les services ou si le parent requérant nest pas admissible à laide juridique de cet État, le cas échéant.
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Déplacement ou non-retour interprovincial
Les autres provinces et territoires canadiens nétant pas désignés conformément aux termes de larticle 41 de la Loi sur les aspects civils de lenlèvement international et interprovincial denfants, elle ne sapplique donc pas aux cas denlèvements interprovinciaux denfants.
Les recours offerts quand un enfant a été déplacé ou bien est illicitement retenu dans une autre province ou territoire du Canada sont alors ceux prévus par la Loi sur le divorce lorsque cette dernière trouve application. Lordonnance de garde rendue en application de celle-ci étant exécutoire partout au Canada, le parent peut sadresser aux tribunaux de la province ou du territoire de refuge pour en obtenir lexécution forcée à lencontre du parent ravisseur et ainsi obtenir le retour de lenfant.
Toutefois, en labsence dune ordonnance de garde ou lorsque cette dernière ne résulte pas de lapplication de la Loi sur le divorce, le parent dont lenfant a été déplacé ou bien est retenu dans une autre province ou territoire pourra tenter dobtenir une ordonnance de garde ou la reconnaissance et lexécution de son ordonnance de garde en sadressant au tribunal compétent de la province ou du territoire de refuge.
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Aspect criminel de lenlèvement international denfants
Lorsque lendroit où se trouve lenfant nest pas connu du parent victime, il est important que lenlèvement soit signalé (avis de disparition), sans délai, au service de police du lieu de la résidence habituelle de cet enfant afin que des mesures soient immédiatement entreprises pour le localiser.
Le policier enquêteur pourra soumettre les faits recueillis au Substitut du procureur général du Québec qui décidera, s’il y a lieu, de déposer une accusation d’enlèvement et de demander l’émission d’un mandat d’arrestation contre le parent ravisseur, en application des articles 282 et 283 du Code criminel du Canada.
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Lautorité centrale du Québec
Les parents victimes ou leurs avocats peuvent signaler un déplacement ou un non-retour à ladresse suivante :
Direction des services professionnels
Ministère de la Justice
1200, route de lÉglise, 2e étage
Québec (Québec) G1V 4M1
Téléphone : 418 644-7153 Télécopieur : 418 646-1696
Courriel : enlevement.enfant@justice.gouv.qc.ca

Le contenu de ce texte est uniquement informatif et na pas de valeur légale.
Si un parent pense se trouver dans une situation semblable, sil désire connaître des moyens pour prévenir un enlèvement, sil souhaite obtenir les formulaires mentionnés dans ce document ou sil veut connaître la liste des États désignés par le Québec, nous linvitons à consulter notre dossier sur le sujet ou à communiquer avec l'Autorité centrale du Québec.
Note : La forme masculine utilisée dans ce texte désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Pour en savoir plus
Loi sur la protection de la jeunesse (Publications du Québec)
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Dernière mise à jour : 5 février 2009
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