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La personne refuse daller à lhôpital
Présentation d’une requête à la cour
Si la personne refuse de se rendre à l’hôpital, vous devez présenter une requête à la Cour du Québec qui siège dans le district judiciaire où réside cette personne pour faire en sorte que celle-ci se soumette à une évaluation psychiatrique. À Montréal, à Laval et à Québec, en cas d’urgence, on peut présenter cette requête à la cour municipale.
Le juge doit, si c’est possible, entendre la personne visée par la requête, à moins que cela lui apparaisse inutile. Ce peut être notamment le cas si la requête est accompagnée d’un rapport signé par un médecin confirmant la nécessité de procéder à une évaluation psychiatrique.
À moins que le juge accorde une dispense, cette requête doit être signifiée1 par un huissier, qui en remettra une copie à la personne concernée en mains propres. La requête doit aussi être signifiée à un parent ou à un ami de la personne, ou à une personne qui en a la charge. En l’absence d’une telle personne, elle doit être signifiée au Curateur public .
Une requête est nécessaire seulement lorsque la personne malade refuse d’être vue par un médecin. Il faut donc toujours s’assurer que celle-ci ne veut vraiment pas se rendre à l’hôpital. Trop souvent, des requêtes sont inutilement faites parce que l’on n’a pas pris la peine de demander à la personne souffrante si elle désirait se faire soigner dans un établissement hospitalier.
Par ailleurs, la personne qui demande qu’une personne souffrant de troubles mentaux soit hospitalisée doit faire la preuve que cette dernière a bien été informée de la requête.
Si des démarches légales doivent être entreprises, il est possible de s’adresser à un avocat. Toute personne admissible à l’aide juridique peut y recourir. La personne qui fait la demande d’aide juridique est présumée admissible si la personne qu’elle désire hospitaliser l’est elle-même.
Demande d’aide à la police
Si vous n’arrivez pas à convaincre la personne d’aller à l’hôpital, vous pouvez demander de l’aide pour l’y forcer; celle d’un policier, par exemple. Dans un tel cas, vous devez communiquer soit avec la Sûreté du Québec, soit avec le service de police de votre municipalité, soit avec un procureur aux poursuites criminelles et pénales du palais de justice du district judiciaire où réside la personne. Ceux-ci détermineront la démarche à suivre selon les circonstances.
Si la personne se comporte de façon à ce qu’il semble possible qu’elle saccage des biens, qu’elle blesse quelqu’un ou qu’elle commette toute autre infraction au Code criminel, ou encore si elle formule des menaces de mort, les policiers procéderont à son arrestation. Son cas sera traité selon la procédure habituellement applicable aux infractions au Code criminel : arrestation sans mandat, sommation et comparution devant un juge, puis ordonnance d’évaluation psychiatrique.
Par ailleurs, en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés, un policier qui a des motifs sérieux de croire que l’état mental d’une personne représente un danger grave et immédiat peut l’amener contre son gré dans un centre hospitalier si un proche de la personne ou un intervenant social en fait la demande.
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