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4. Recommandations du comité de travail
Une série d'économies reliées au fonctionnement du régime d'aide juridique, y compris l'introduction d'une tarification forfaitaire en droit criminel et une contribution des membres du Barreau du Québec, permettraient d'atteindre les objectifs de compressions budgétaires visés par le Ministre, sans qu'il soit nécessaire de réduire la couverture prévue par la loi actuellement en vigueur.
Par contre, le Comité est d'avis qu'une hausse de l'admissibilité s'avère indispensable. Les ressources budgétaires nécessaires pourraient être obtenues en supprimant certains services dans des domaines particuliers, principalement en droit civil et en droit criminel et pénal. L'introduction d'un volet contributoire élargirait significativement l'accès à la justice.
4.1 Sources d'économies
Le Comité de travail identifie une série de mesures susceptibles de fournir des économies :
- Annualisation des revenus aux fins de l'admissibilité financière (2 M$);
- Normalisation des coûts des expertises et diminution de leur utilisation (1 M$);
- Rationalisation dans l'administration du régime (2 M$);
- Réduction du nombre de dossiers en matière de droit criminel (0,5 à 1 M$);
- Établissement de tarifs forfaitaires pour la rémunération des avocats de pratique privée en matière criminelle (2,9 à 3,8 M$);
- Instauration, pour les professionnels du droit, d'une contribution annuelle au régime d'aide juridique (5,1 M$).
Susceptibles de générer des économies de l'ordre de 14 M$, les mesures proposées respectent donc, selon le Comité, les priorités budgétaires du Projet de loi 87, tout en évitant la réduction des services d'aide juridique.
4.2 Seuils d'admissibilité et couverture des services
De l'avis du Comité de travail, l'accès à l'aide juridique d'un plus grand nombre de personnes devrait être une priorité. S'il faut faire le choix entre le maintien intégral de la couverture mais aux seuils proposés dans le Projet de loi 87 et une couverture plus limitée pour une clientèle plus large, le Comité favorise la deuxième approche.
Comme il permet d'élargir l'accès à la justice, l'ajout d'un volet contributoire devrait être privilégié. Le mécanisme de perception des contributions doit être le plus simple possible, afin d'éviter les complications administratives et les problèmes de recouvrement. Les bénéficiaires pourraient être obligés de verser leur contribution lors de l'ouverture du dossier.
La diminution dans la couverture des services est susceptible de générer des économies de l'ordre de 12 M$ sans tenir compte des modalités proposées en droit matrimonial. Cette somme est largement suffisante pour financer une augmentation de l'admissibilité. Le Comité de travail considère qu'une réduction sélective de services peut être acceptable étant donné la conjoncture budgétaire, mais uniquement dans la mesure où il y a une augmentation correspondante des seuils d'admissibilité.

Ce document est un résumé du rapport Comité de travail sur la réforme de l'aide juridique.

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