Le Secrétariat provincial du Québec (1867-1970)

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Le Secrétariat provincial du Québec a été une institution du gouvernement du Québec qui a existé de 1867 à 1970. Sa mission, qui était très large à l'origine, pouvait se comparer à celle d'un ministère de l'Intérieur comme on en retrouve dans les pays européens. Le Secrétariat assumait les fonctions, les devoirs et les pouvoirs qui lui étaient assignés, de temps à autre, par l'Assemblée législative ou le lieutenant-gouverneur en conseil, ou qui n'étaient pas attribués à d'autres départements du gouvernement. 

À sa création en 1867, le Secrétariat est d'abord une chancellerie, c'est-à-dire un organisme chargé de sceller les actes administratifs du gouvernement du sceau de l'État. Il est également chargé de toute la correspondance du gouvernement. À certains moments, durant des périodes plus ou moins longues, des responsabilités lui sont confiées dans le domaine juridique (gardien du Sceau, police provinciale), de la santé (inspection des hôpitaux), de la culture (archives du Québec) et de l'éducation. Le Secrétariat agit aussi à titre de registraire de l'État et il joue également le rôle d'Éditeur (imprimeur de la Reine, Gazette officielle du Québec).

À partir des années 60, à l'époque de la Révolution tranquille, le Secrétariat se fait amputer plusieurs des fonctions qui lui étaient auparavant dévolues avec la création de ministères tels celui de l'Éducation, de la Santé et de la Justice. En revanche, on lui confie le rôle de tuteur d'organismes comme la Commission des loyers, l'Office du film, l'Office du tourisme et l'Office de l'information et de la publicité. Le mandat de l'immigration lui a été brièvement confié en 1967, peu avant la création du ministère de l'Immigration en 1968. 

Mais la « survie » du Secrétariat ne sera par la suite que de courte durée. En effet, l'adoption en 1969 de la Loi abrogeant la Loi du Secrétariat et modifiant d'autres dispositions législatives entraîne la disparition du Secrétariat de la province. Les fonctions et responsabilités qui étaient demeurées sous sa juridiction sont réparties entre l'Assemblée nationale (publications gouvernementales) et les ministères de la Justice (garde du Grand Sceau de la province et enregistrements des documents officiels), des Affaires culturelles (archives du gouvernement et cinéma), et des Institutions financières.

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