Le ministère de la Justice, il y a 50 ans

En 1965, le ministère de la Justice exerce son action dans sept secteurs correspondant à autant de directions générales. Celles-ci sont placées sous l'autorité du ministre, d'un ministre d'État et du sous-ministre. Toutefois, la fonction de ministre d'État disparaît en 1968 alors que celle de solliciteur général ne relève plus du ministre de la Justice, le poste de solliciteur général en titre étant créé.

Les quatre premières directions générales – affaires criminelles, affaires civiles, législation et administration – sont sous la responsabilité directe de sous-ministres associés. Quant aux trois dernières directions générales, soit la Direction générale des institutions pénales et probation, l'Institut de médecine légale et de police scientifique et la Sûreté du Québec, elles relèvent de directeurs généraux.

De plus, deux services relèvent directement du sous-ministre. Il s'agit du Bureau juridique du Code de la route et du Bureau juridique de la Loi de la Régie des alcools. En fait, la Régie des alcools est rattachée au Ministère pour le volet quasi-judiciaire et au ministère des Finances pour le volet corporatif. 

Outre la Régie des alcools, la structure organisationnelle du Ministère comprend également le Conseil consultatif de l'administration de la justice et l'Office de révision du Code civil. Ces trois unités sont uniquement sous l'égide du ministre et du ministre d'État.

La mission alors confiée au ministère de la Justice est très vaste. On compte parmi son personnel des avocats, des médecins, des notaires, des coroners, des policiers, etc. Certains des champs d'intervention du Ministère appartiennent aujourd'hui à d'autres ministères ou organismes. À titre d'exemple, le transfert de la charge de solliciteur général, en 1986, lors de la création du ministère éponyme, a entraîné dans son sillage tout le volet de la protection civile et de la médecine légale. Ce nouveau ministère sera renommé ministère de la Sécurité publique, en 1989. 

Il en est de même pour les responsabilités du Service central des réclamations qui, rattaché à la Direction générale des affaires civiles, portent sur tout ce qui touche les intérêts /du gouvernement. Elles seront ultérieurement confiées à diverses administrations. Ainsi, les réclamations relatives à un accident de la circulation impliquant un véhicule du gouvernement relèvent aujourd'hui du ministère des Transports; celles concernant un accident de travail, de la Commission de la santé et de la sécurité du travail; ou encore celles ayant trait à un dommage causé à un édifice gouvernemental, de la Société québécoise des infrastructures.

Enfin, le Service des greffes et le Service des greffes de faillite, relevant de la Direction générale de l'administration, ont constitué la Direction générale des greffes du ministère de la Justice avant d'être sous la direction des palais de justice.

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